Notre société capitaliste nous pousse toujours de plus dans la consommation. Une consommation de masse alimentant et étant alimentée à son tour par une culture de masse. Dominique Kalifa, un historien français déclare même que cette consommation et cette culture sont « les ravages d’une culture jugée abêtissante, pernicieuse et dangereuse pour l’ordre social ». Une quête de possessions matérielle grandit de plus en plus en nous, devenant notre idéal, l’accomplissement d’une vie. Nous devenons jaloux des autres et en voulons toujours plus. Rien ne nous suffit jamais, nous sommes insatiable, nous voulons toujours plus, toujours mieux. Comme l’est si bien montré dans American Psycho, lorsque le groupe de banquier compare leurs cartes de visite, ce qui se transforme en guéguerre de qui aura le plus belle, aboutissant au meurtre d’un d’entre eux.

Nous sommes entourés d’objets qui deviennent le centre même de notre monde.  Les choses que l’on possède finisse par nous posséder, comme nous dit Tyler de Fight Club. Nous devenons nous même des objets, ceux de la société même. Nous nous construisons autour de ces propriétés et la société se construit autour de nous. Mais tout cela n’est qu’illusion, ce n’est que du vent car, finalement ce ne sont que des biens matériels. Seulement ces biens nous permettent de nous faire reconnaître et accepter dans notre société, ils sont donc plus que de simples objets, ils sont un symbole, celui de notre réussite, de notre accomplissement dans cette société. Seulement, ces propriétés représentent un accomplissement qui n’est jamais atteint dû à notre constante insatiabilité.

« Comme la plus heureuse personne du monde est celle à qui peu de choses suffit, les grands et les ambitieux sont en ce point les plus misérables qu’il leur faut l’assemblage d’une infinité de biens pour les rendre heureux. »                                                                                                                                                                               – La Rochefoucauld

Notre désir de propriété est alimenté par la société de consommation en expansion dont nous devenons des acteurs passifs, amorphes, qui se laissent guider par des instances qui dirigent et contrôle cette consommation. Nous sommes des mimes, des suiveurs de tendances, sans plus d’objectivité ni de réflexion sur ce qui nous entoure. La culture de masse est vue par de nombreux critiques, notamment ceux de l’école de Francfort, comme un symptôme d’une civilisation qui programme l’autodestruction de la raison et le déclin de la conscience critique. Que ce soit la musique, le cinéma, la télévision ou tout autre produit de masse de la culture populaire, tout représente et idéalise une société tournée vers la consommation de masse et l’homogénéité. Nous avons et/ou voulons les mêmes « choses », qui nous sont induites par les médias de masses.

Beaucoup de personnes critiquent ce fonctionnement totalement contrôlé et arbitraire de notre société capitaliste, seulement nous ne pouvons nous en détacher car celle-ci est ancrée en nous. Nous sommes la société. Nous participons à cette mythification de l’objet et à l’expansion de la consommation. Nous sommes restreints dans une société de diktats dont nous sommes à la fois les victimes et les participants.

 

Votre bien-aimée Sissi 

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Une réflexion sur “La propriété matérielle, un désir pernicieux engendré par le capitalisme

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